Mar 29, 2012

Il n'y a pas d'essai: comment la façon d'aborder son accouchement peut tout changer

Pour vivre un bel accouchement, il ne suffit pas d'avoir épluché en entier les ouvrages sur la physiologie de la naissance. Le mental a aussi sa place à jouer. Je m'explique. Si une femme est incertaine de sa faculté d'accoucher, qu'elle doute de son corps, qu'elle a peur, il y a des bonnes chances que son accouchement soit difficile. D'un autre côté, si une autre femme est convaincue, fait confiance à son corps et à sa capacité d'accoucher et est à l'écoute d'elle même, l'expérience risque d'être tout autre.


 












Je donne un autre exemple. Si on va se faire faire une piqûre et qu'on est tout crispé, il y a des bonnes chances que la piqûre soit très douloureuse et même que ça tourne mal. Au contraire, si on est relax et qu'on ne s'en fait pas, celle-ci passera comme dans du beurre.  Si, dans un autre cas, c'est notre première piqûre et qu'on est en confiance en sachant ce qui s'en vient, et que quelqu'un arrive pour nous dire «Tu vas voir, c'est affreux et ça fait super mal», on risque de revenir au scénario 1.

Je ne dis pas ici qu'une piqûre est comparable à un accouchement, mais que la façon d'aborder l'expérience peut changer notre approche et l'expérience elle-même peut en être altérée.

Une jeune femme de ma connaissance ayant déjà travaillé comme infirmière au Nunavik (dans le nord du Québec) en clinique de naissance m'a récemment racontée d'un air admiratif comment les accouchements se déroulent là-bas:« Elles accouchent comme des chattes ces femmes!! Elles font ça comme si de rien n'était et ça se fait souvent très rapidement!» C'est sûr qu'il y a parfois des complications, mais règle générale, pour les habitants du nord du Québec, accoucher est quelque chose de naturel qu'on ne questionne même pas. Les femmes là-bas n'ont pas de peurs face à l'accouchement, c'est un processus qui va de soi. Les petites filles voient déjà très jeunes leur mère et leurs soeurs accoucher comme si de rien n'était, alors l'image leur reste. Lorsque leur tour vient, elles font ça comme des championnes. Ces femmes-là ont peut être un corps qui s'est adapté à travers les siècles à accoucher dans des conditions difficiles (igloos), mais je ne crois pas que ça soit la seule raison de leurs accouchements faciles. Je crois sincèrement qu'une grande partie du travail se fait entre les deux oreilles, dans le petit coin du cerveau qui s'appelle ''idées préconçues et influençes extérieures''.

Jeune femme Inuit et son bébé

Autre exemple, un peu différent. Une autre jeune femme de ma connaissance a récemment donné naissance par le siège, par les voies naturelles. Même si autrefois une naissance par le siège n'était pas l'événement du siècle, aujourd'hui c'est assez exceptionnel pour la simple et bonne raison que la grande majorité des sièges se retrouvent automatiquement en césarienne planifiée. Je m'attarderai dans un prochain billet sur la situation des naissances par le sièges au Québec.
Bref, cette jeune femme ayant réalisé que son bébé ne se retournait pas, et étant convaincue que la césarienne n'était pas une option, elle est allée dénicher l'un des quelques seuls médecins au Québec (à l'hôpital Ste-Justine) qui pratique encore l'accouchement par le siège.

Lorsqu'elle a appris que les 6 dernières femmes ayant tenté un accouchement par le siège avaient quand même fini par césarienne, celle ci a répondu: «C'est parce que moi, je ne me suis pas dit que j'allais essayer d'accoucher par le siège, J'ALLAIS accoucher par le siège». Petite nuance qui fait toute la différence. C'est comme dans tout. Si on essaie, c'est qu'on doute de nos capacités. Si on aborde la chose tout de suite en se disant qu'on va y arriver, il y a des bonnes chances que ça marche.

Ça me fais penser à un documentaire sur l'AVAC (accouchement vaginal après césarienne) que j'ai vu récemment, la quatrième partie de More Buisness Of Being Born. Ce film aborde la situation de l'AVAC, (ou ''VBAC'' en anglais) qui est assez catastrophique aux états unis. Déjà au départ, lorsqu'une femme veut un AVAC, on appelle ça un TOLAC (trial of labor after cesarean, ou essai de travail après césarienne). Lorsqu'elles réussissent (dans 10% des cas), on dit qu'elles ont réussi un AVAC. Est-ce que la façon d'aborder la chose a un effet direct sur les résultat? C'est à vous d'en juger...
Cliquez ICI pour les statistiques pour l'AVAC aux USA

Pour conclure, je vous laisse sur ces sages paroles de Maître Yoda: ''Try not. Do...or do not. There is no try'' (N'essaie pas. Fait... ou ne le fait pas. Il n'y a pas d'essai)



Bonne journée!

images de google

Mar 28, 2012

Les célébrités aussi mangent leur placenta!

Cette semaine, un article est venu à mon attention. Il concernait l'actrice January Jones. Celle ci a récemment révélé avoir consommé son placenta suite à la naissance de son fils en septembre dernier. Outrage! Des dizaines d'articles, tantôt choquées, tantôt intriguées circulent maintenant sur internet questionnant ce choix peu habituel. L'actrice affirme avoir fait encapsuler son placenta sous forme de gellules et en prend régulièrement depuis. Elle affirme que c'est ce qui lui a permis de revenir au travail (elle joue dans la série Mad Men) seulement quelques semaines après la naissance de son petit Xander.

L'actrice January Jones

Des gellules de placenta... je trouve que c'est une super bonne option pour ceux qui sont intéressés par les propriétés du placenta mais qui n'ont pas nécessairement envie de croquer dedans. 

Pour ma part, ce n'est pas avec dégoût que j'ai reçu cette nouvelle, mais plutôt avec une agréable surprise. Malheureusement, la plupart des articles (et des commentaires qui les accompagnent) sont d'incompréhension, de jugement et la traitent presque de folle.

Mais la pratique de manger son placenta n'est pas seulement un trip grano. Ceux qui se sont renseignés savent que le placenta est bourré de fer, de vitamines, minéraux, hormones et énergie. Ceux-ci permettent  à la jeune maman de récupérer son énergie très très rapidement après l'accouchement et à éviter la dépression post-partum. Il y a aussi de nombreux autres avantages à la placentophagie. J'en avais déjà fait la liste dans un billet intitulé Manger le placenta?  alors je vous invite à retourner le lire pour en savoir plus sur les propriétés du placenta et les façon de le consommer.

J'ai aussi parlé du phénomène des célébrités et de l'impact qu'elles ont sur le commun des mortels dans ce billet. Peut-être que la révélation de January Jones donnera l'idée à quelques nouveaux parents de tenter l'expérience?

Si vous voulez en savoir plus sur le merveilleux monde du placenta, je vous invite à aller voir mes autres messages sur le sujet, qui sont pour la plupart des bouts de ma recherche intitulée Le placenta, plus qu'un organe. Vous pouvez aussi m'écrire et je vous enverrai mon travail en format PDF. Bonne lecture!

À la prochaine!

Mar 27, 2012

Hausse des frais de scolarité... pensons aux enfants

Le 22 mars dernier, je suis allée participer (ainsi que plus de 200 000 personnes) à la grande manifestation contre la hausse des frais de scolarité. Ce fut une très belle expérience, mais surtout un bel encouragement pour tous pour faire face à cette hausse ridicule.

Ce billet ne parlera pas de périnatalité, mais il concerne tout de même les enfants. Car c'est eux qui écoperont des frais de scolarité trop élevés. J'ai pour ma part l'intention d'avoir une grande famille. Pourront-ils aller à l'université?

Un bout de la file d'environ 5 km de manifestants

Notre petit groupe à la manifestation

Je comprends que de geler les frais pour toujours n'est pas une solution. Mais une hausse de 75% en cinq ans c'est inacceptable. Jean Charest dit qu'il veut donner au système d'éducation québécois un calibre mondial...mais à quel prix? Au prix de priver les jeunes à faible revenu d'aller faire des études? Si au moins le gouvernerment réfléchissait un peu et trouvait un compromis convenable...
 Je ne vais pas m'étaler sur les raisons pourquoi je suis contre cette hausse, il y a déjà assez d'articles sur le sujet, mais vous voyez mon point.

Pensons-donc aux enfants qui commencent l'école, aux tout-petits et aux enfants à naître, car c'est eux que cette hausse affectera le plus. Et si la hausse passe cette fois-ci, qu'est-ce qui nous assure que le gouvernement ne recommencera pas dans quelques années?

Voici un petit vidéo qui m'a beaucoup touchée et qui illustre très bien ce que j'essaie d'exprimer:


Tous mes encouragements aux étudiants qui se battent pour leurs droits et pour le futur des jeunes québécois. Je suis avec vous de tout coeur. 

À la prochaine!

Mar 16, 2012

Ces célébrités qui influencent nos choix

Les célébrités font partie de nos vies. Depuis des siècles, nous suivons avec intérêt leurs moindres gestes, et voulons imiter leur façon de s'habiller, de se coiffer... ou d'accoucher.

La célébrité est un drôle de phénomène. Il y a des bons côtés à avoir des célébrités, car ça permet de rassembler les gens, d'avoir des sujets de conversation dans les soupers entre amis et ça satisfait le besoin insatiable qu'a l'humain de potiner. 

Revenons-en à mon idée principale et au thème de ce blog: la maternité. Qu'on l'admette ou non, les stars on un réel impact sur la façon dont les femmes accouchent. Si Angelina Jolie ou Britney Spears ont eu des césariennes électives, plus de femmes vont la demander. Est-ce juste une coïncidence, ou y-a-t-il réellement une corrélation entre les césariennes des stars et celles du reste du monde?

Bien sûr, si on demande à n'importe quelle femme pourquoi elle choisit une césarienne élective, elle ne répondra pas «parce que mon actrice préférée l'a fait». La réponse sera plutôt du genre « C'est plus pratique, je peux décider le jour ou mon bébé naîtra, je pourrai la planifier autour de l'horaire de travail de mon mari, etc »

Et pourquoi autant de stars ont-elle des césariennes? Parce qu'on ne parle pas de une ou deux qui ont eu des complications. Je parle des césarienne planifiées. Est-ce justement pour pouvoir planifier leur accouchement autour de leur horaire chargé, ou pour être sûres de ne pas avoir de vergetures et donc pouvoir continuer à faire des photoshoots en bikini? Certaines stars se sont même vues attribuer la phrase ''too posh to push'', «trop poupoune pour pousser». Je ne veux pas juger leurs choix. Si seulement ces choix n'avaient pas d'effet sur le reste de la population. 

Je parie que si plus de stars choisissaient un accouchement naturel, à la maison avec une sage-femme, plus de femmes le feraient. Si plus de célébrités décidaient de vanter les avantages d'un accouchement naturel ou les bienfaits de l'allaitement, je suis certaines que le message passerait. 

Il y a aussi l'obsession de la taille, du poids. À quelle fréquence voyons-nous dans les magasines ou à la télévisions des célébrités qui, ayant donné naissance il y a a peine quelques semaines, ont déjà retrouvé leur taille de guêpe? Certaines publications ont même des articles spéciaux qui comparent telle star avec une autre par rapport au temps que ça leur a pris pour retrouver leur taille d'avant bébé. Encore, je ne juge pas les stars d'essayer de retrouver leur taille. Qui veut garder sa petite bedaine et ses bourrelets de grossesse indéfiniment? Tant mieux pour elles si, avec tous leurs entraîneurs et leur diète, elle y arrivent. Mais ensuite le reste des femmes (ou du moins celles qui lisent les magasines) voient ces standards impossibles à atteindre, et se mettent à croire que c'est comme ça que ça doit se passer. S'en suit alors la déception de ne pas y arriver, et un stress inutile de retrouver sa taille alors qu'un bébé demande leur attention. 


Malgré le ton un peu négatif de ce message, je veux noter que ce ne sont pas toutes les célébrités qui entrent dans ces catégories. Je lève mon chapeau à des stars comme Alyson Hannigan, Gisele Bündchen, Cindy Crawford, Meryl Streep, Ricki Lake, Demi Moore, Carole King, Pamela Anderson et plusieures autres, qui ont fait le choix d'avoir leur (ou leurs) bébé(s) à la maison, mais dont on ne parle malheureusement pas assez. 

Alyson Hannigan, l'une des quelques stars qui ont fait le choix d'accoucher à la maison, avec sa fille Satyana. 

Voici un lien vers un article très intéressant sur le phénomène de la célébrité et l'impact qu'ont les célébrités dans nos vies (en anglais)

Et maintenant, si on commençait à prendre nos décisions par nous-mêmes au lieu de se laisser influencer par les médias?

les photos viennent de google