Feb 28, 2012

Voyager avec un bébé?? Mais pourquoi pas!

Récemment, quelqu'un de ma connaissance m'a annoncé qu'il sera grand-père deux fois au cours de la prochaine année, et je suis bien contente pour lui! Au cours de la discussion, il m'a aussi parlé du fait que les deux couples concernés avaient bien l'intention de devenir complètement sédentaires et de reporter toute idée de voyage en famille jusqu'à ce que leur enfant ait au moins deux ans.  Je sais que ce genre de réflexion est très commun à beaucoup de couples, et à cette idée, mon petit globe-trotteur intérieur s'agite.

Pourquoi ne pas voyager avec un bébé? C'est vrai que c'est un peu plus d'organisation, et ce sont des voyages différents, car les activités à faire changent et il faut y aller plus doucement, et faire plus attention. Mais quant à moi, je vois beaucoup d'avantages à voyager avec un bébé, surtout s'il a moins de six mois. Premièrement, un petit bébé ne marche pas encore, donc il y a moins de chances qu'il aille se mettre le nez partout ou bien qu'il se perde. Ensuite, s'il a moins de six mois et qu'il est allaité, il n'y a pas de chances qu'il soit victime d'une intoxication alimentaire, car même si la mère en est victime, elle ne lui transmettra que les anticorps dans son lait et non les microbes. En dernier lieu, un bébé n'a pas vraiment d'opinion, alors il ne pourra pas s'opposer à la visite de tel ou tel musée, ou faire une crise parce qu'il veut rester dans le parc à jeux. Pour le bébé, c'est aussi l'occasion d'avoir ses deux parents à lui tout seul et de vivre de nouvelles expériences!

De plus, les voyages avec un bébé ne doivent pas obligatoirement se limiter aux tout-inclus dans le sud. Toutes les destinations sont bonnes (OK, peut-être pas toutes, je n'irais pas débarquer avec un bébé en afghanistan, mais vous voyez ce que je veux dire). Beaucoup de destinations touristiques ont des infrastructures pour les jeunes familles, et souvent la présence d'un bébé permet de tisser des liens avec les locaux plus facilement.

Bébé Aveline (la fille de mon cousin) se fait des amis en Malaisie!

Je vous invite à aller visiter le blog de Bébé Aveline qui relate les péripéties de mon cousin et sa petite famille, qui sont partis en backpackers avec leur fille de 4 mois 1/2 (elle a maintenant presque 6 mois) pour plusieurs mois en Asie. Ils sont présentement en Malaisie, et continueront leur périple en Indonésie en passant par Java et termineront leur voyage à Bali. 

Je vous invite aussi à aller voir le blog Un bébé, une Odyssée, qui relate l'aventure d'un couple de montréalais qui sont partis pendant 4 mois avec leur bébé de deux mois au début du voyage. Ils sont allés visiter la Chine, le Japon, la Malaisie, la Thaïlande et Bali. Comme quoi tout est possible!

Voici quelques autres références utiles:
Baby Loves to Travel un site en anglais entièrement dédié au voyage avec des bébés et jeunes enfants, très bien fait. 
Delicious baby Un autre site en anglais, pas aussi bien que le précédent, mais utile tout de même. 
Le guide du Moutard Un petit guide monté par Le guide du Routard qui donne quelques conseils sur le voyage avec bébé. 

Mes petits conseils, d'après mes propres expériences de voyage (sans bébé) et de ce que je retiens des sites que je vous suggère. Par rapport aux choses à apporter,  ça ne prend pas tant de choses que ça. Les couches se trouvent sur place (bien que je soit pour les couches lavables à 100%, en voyage, c'est beaucoup trop compliqué et il vaut mieux utiliser les couches jetables ou faire le ''bébé pas de couche''). Une petite poussette peut être pratique pour la ville, mais un bon porte-bébé physiologique devient indispensable pour les randonnées ou lorsque le terrain se prête moins aux poussettes. Prévoir assez de vêtements pour toute la durée du voyage, car un bébé pousse vite, et une petite trousse de premiers soins au cas.  
Et l'essentiel à retenir: ne pas se surcharger avec des millions de bidules en faisant le plein pour l'apocalypse. Des bébés, il y en a partout!

À la prochaine!

Feb 25, 2012

Quels sont les avantages d'avoir recours aux services d'une doula?

C'est bien de savoir c'est quoi une doula, mais maintenant, qu'est-ce que ça change? Quelle est l'utilité au juste d'avoir recours aux services d'une accompagnante à la naissance?

Selon moi, l'un des aspects majeurs de ce service est la partie informative. Je m'explique. Au cours du suivi, l'accompagnante va donner aux jeunes parents une foule d'informations utiles que ceux-ci ne seraient probablement pas allés chercher en temps normal. Elle les informe sur tous les changements du corps de la mère, leur explique en détail le déroulement d'un accouchement physiologique, les informe sur les outils pour combattre la douleur, sur les divers interventions médicales disponibles, leurs avantages, leurs inconvénients et leurs effets secondaires. La plupart de ces informations sont disponibles dans les livres mais rares sont ceux qui vont tout éplucher les ouvrages disponibles pour arriver à acquérir toutes ces informations.

Le fait d'être informé sur ce qui se passe peut clairement faire la différence entre un bel accouchement bien préparé et un accouchement traumatique. Beaucoup trop de jeunes parents arrivent en salle d'accouchement sans connaître le processus qu'ils sont en train de vivre. Ils se retrouvent pris dans un tourbillon d'inconnu, de peurs et de sensations nouvelles et il est trop tard pour ouvrir un livre et essayer de comprendre.

Le deuxième aspect majeur de l'accompagnement va main dans la main avec l'information: la préparation. Le fait d'être informé prépare, mais la préparation va plus loin que ça.


Le meilleur exemple qui me vient en tête est celui de la douleur, partie si importante de l'accouchement, et surtout la partie qui terrifie le plus. C'est bien d'être informé sur la nature et sur l'utilité de la douleur de l'enfantement, il faut aussi apprendre à s'y préparer. Apprendre à accepter cette douleur non comme un mal mais bien comme une partie du processus, comme un passage. Se préparer mentalement à cette sensation qui va indubitablement faire partie de l'accouchement et éliminer la peur qu'elle engendre. Ensuite, au moment de l'arrivée des contractions, la future mère ne vivra pas cette douleur comme un mal, à reculons, mais pourra accueillir chaque contraction et les accepter comme une étape importante de la venue au monde de son enfant. Le père, de son côté, sera peut-être moins terrorisé à l'image de sa compagne en douleurs et pourra mieux l'aider tout au long de son travail, sans panique.

En étant bien préparée et bien informée, la future maman aura une meilleure idée de ce qui l'attend, et surtout une meilleur confiance en sa capacité d'enfanter, en son corps, en son bébé. Les futurs parents pourront prendre des décisions éclairées en connaissance de cause et auront moins de chances d'être intimidés par les protocoles hospitaliers.

Ensuite, la présence de l'accompagnante tout au long de l'accouchement aide le jeune couple à passer au travers du travail. Elle utilise des techniques d'étirements, de mouvements, de suspension et de massages pour aider la mère à vivre ses contractions. Elle encourage la mère à travers sa douleur et continue d'alimenter sa confiance en elle.

http://anthrodoula.blogspot.com/2011/09/doula-anthropologists.html

Les avantages d'une accompagnante en quelques chiffres (une des multiples études peut être lue ici):
- réduction de 50% du taux de césarienne
- diminution de 25% de la durée du travail
- diminution de 60% de l'utilisation de la péridurale
- diminution de 40% de l'utilisation d'oxytociques
- diminution de 30% de l'utilisation des forceps
- Un accouchement plus facile en général
Source: Marshall H. Klaus, John H. Kennell, Phyllis H. Klaus, The Doula Book: How A Trained Labor Companion Can Help You Have a Shorter, Easier, and Healthier Birth. Perseus Press, 2002, Chapitre V


J'espère que ce petit article vous a aidé à mieux comprendre l'utilité de ce service encore trop mal connu. Si jamais un suivi d'accompagnante vous intéresse, ou si vous voulez simplement en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter!



À la prochaine!



Feb 24, 2012

Doula? C'est quoi ça?

Lorsque j'annonce que je suis une Doula, ou une accompagnante à la naissance, je suis très souvent questionnée sur ce que c'est exactement. C'est même ce qui arrive la majorité du temps. La réponse que je reçoit le plus souvent est: c'est comme une sage-femme ça, hein? Pas exactement.
Voici dans mes mots, une petite définition de cette occupation qui gagnerait à être plus connue. Non seulement pour nous, mais aussi pour les jeunes parents qui ignoraient l'existence de ce service et qui pourraient en bénéficier énormément.

Premièrement, un accompagnante n'est PAS une sage-femme. Elle ne fait pas le suivi médical tout au long de la grossesse et n'est pas la personne qui accouche la mère lors de la naissance. Elle n'a pas non plus la responsabilité médicale lors de l'événement.

Ce qu'elle fait par contre est tout aussi utile. Son rôle est de préparer, informer, rassurer, soutenir et encourager les jeunes parents avant, pendant et après la naissance de leur enfant. Un suivi d'accompagnante se fait en trois volets:  quelques rencontres prénatales (entre 2 et 4, en fonction des besoins des parents), la présence tout au long de l'accouchement, et une rencontre postnatale, quelques jours après la naissance, pour voir si tout va bien.

Durant les rencontres prénatales, l'accompagnante répond à toutes les questions des futurs parents. Elle leur explique toute la physiologie de l'accouchement, leur donne des outils pour la douleur, les informe sur toutes les interventions médicales qui leurs seront offertes à l'hôpital pour les aider à faire des choix éclairés, les aide à préparer leur plan de naissance, les prépare aussi à l'arrivée du bébé, des soins à lui prodiguer, de l'allaitement, du portage, du sommeil des bébés, etc. Un suivi complet avec un accompagnante, avec les 4 rencontres prénatales, peut remplacer les cours prénataux de groupe.

Durant les dernières semaines menant à l'accouchement, les jeunes parents et la doula se téléphonent quotidiennement pour garder un suivi de l'évolution des derniers stages de la grossesse, et déceler les signes précurseurs à l'accouchement. L'accompagnante est aussi disponible 24h/24 pour répondre aux inquiétudes de la futur maman ou bien pour être prête à partir si le travail se déclenche.

Le jour de l'accouchement, elle est là dès le début du travail pour aider avec les contractions, faire des massages, des points de pression, encourager, etc. Elle reste jusqu'à quelques heures après la naissance, peu importe la durée de l'accouchement. Une fois assurée que la jeune maman est à l'aise avec son bébé et que tout est bien terminé, elle peur retourner chez elle. Dans la salle d'accouchement elle sert aussi ''d'avocat'' des parents, car elle s'assure que les demandes des parents soient respectées auprès du personnel hospitalier et défend leurs droits si jamais il sont mal respectés.
Par exemple, si le couple ne veut pas couper le cordon tout de suite, mais que le médecin semble ignorer leur demande, l'accompagnante est là pour s'assurer qu'il la respecte, en lui rappelant gentiment que les parents voulaient attendre, peu importe si les protocoles médicaux disent de couper le cordon immédiatement.

En dernier lieu, la doula vient visiter la jeune famille à domicile quelques jours après la naissance pour s'assurer que tout aille bien. Elle répond aux questions de la mère sur l'allaitement et l'aide à régler ses inconforts. Elle s'informe sur le déroulement des premières nuits avec le bébé et s'assure que les parents soient bien à l'aise avec les soins à prodiguer au nourrisson.

Cette belle enfant est ma petite-cousine. C'est en partie sa naissance qui m'a décidée de devenir accompagnante. 

C'était ma petite définition du beau métier d'accompagnante. Dans un message prochain, j'expliquerai les avantages d'avoir recours  à de tels services et la différence qu'une accompagnante peut faire sur le déroulement d'une naissance.

Feb 19, 2012

Conclusion de ma recherche sur le placenta


Et maintenant la dernière partie de ma recherche sur le placenta! Mon travail est maintenant en entier sur ce blog, à l'exception du témoignage de la naissance lotus et des recettes. Je n'ai pas l'intention de les poster pour l'instant, mais si vous voulez avoir le travail dans son entier, il suffit de le demander (en postant un commentaire dans ce blog ou en m'écrivant, et en me donnant votre adresse courriel) et je vous enverrai ma recherche en format PDF.  Bonne lecture!

Conclusion
Le but de ce travail de recherche était de démystifier le placenta si méconnu, et de donner des pistes sur ses multiples propriétés et usages. Il existe aussi une grande dimension spirituelle associée à cet organe fascinant qui est, entre autres, considéré par certains comme le huitième chakra. Mais ce travail n’en fait pas vraiment mention, car là n’était pas le but de cette recherche.

J’ai choisi ce sujet car lors d’un un voyage à Bali à l’été 2011, j’ai mis la main sur un livre qui m’a ouvert les yeux sur le merveilleux monde du placenta. En possession de ces informations, je ne pouvais faire autrement que de vouloir partager ces informations précieuses aux autres accompagnantes (et au reste du monde). 

Le rôle de l’accompagnante, en partie, est de renseigner les futurs parents sur tout ce qui entoure l’accouchement et l’arrivée du bébé, et toutes les procédures qui leur seront proposées ou imposées. La naissance du placenta, selon moi, est une partie majeure de l’accouchement. Il fait partie du bébé, mais est beaucoup trop négligé par les protocoles hospitaliers. Non seulement la pratique courante est de couper le cordon immédiatement après la sortie du bébé, mais le placenta, qui a si bien fait son travail pendant les neuf mois de gestation, est réduit à un simple déchet médical, et est jeté aux poubelles.

À travers mon accompagnement, je compte informer les parents sur toutes les propriétés et les bénéfices physiques, physiologiques, et si les parents y sont ouverts, spirituels du placenta, pour leur permettre ensuite de choisir par eux-mêmes ce qu’ils veulent en faire. J’espère aussi sincèrement que les hôpitaux recommenceront à permettre aux parents de rapporter leur placenta chez eux, car les placentas appartiennent à la mère et au bébé et non au système médical. J’espère qu’un jour, notre société moderne cessera de traiter le placenta comme un simple déchet médical et retrouvera en lui un puissant allié de l’humanité. 

La liste de mes références et la bibliographie sont disponibles dans la recherche complète. 

À la prochaine!

Feb 13, 2012

Autres usages du placenta

La suite de mon travail sur le placenta! Si vous désirez le lire en entier vous n'avez qu'à m'écrire ou à laisser un message avec votre adresse courriel et je vous enverrai le travail en format PDF. Bonne lecture!

Autres usages du Placenta
Bien que consommer le placenta soit une chose très naturelle, cette pratique reste très marginale dans notre société et soulève des réactions de dégoût chez la plupart des gens. Il existe aussi d’autres façons de traiter et de disposer du placenta de façon respectueuse.
La première serait les empreintes de placenta. Cette technique un peu artistique permet de garder une image, ou un souvenir de cet organe, que l’enfant pourra garder toute sa vie. Très facile et très simple, elle consiste à simplement placer le placenta, côté bébé, sur une grande feuille à dessin et appuyer doucement. Le sang sert d’encre. On obtient alors une impression du placenta. Il est aussi possible de rajouter des couleurs  à l’aide de peinture directement sur le placenta avant de l’imprimer sur la feuille de papier. L’effet obtenu rappelle étrangement un arbre. C’est l’arbre de la vie!




Ensuite, il y a, évidemment, l’enterrement. Beaucoup de peuples ont la tradition d’enterrer le placenta dans le sol, idéalement dans un endroit particulier. Dans le jardin familial, au pied d’un arbre, à l’entrée du temple familial, devant l’entrée de la maison. Il y a aussi l’idée de planter un arbre à l’endroit où le placenta a été enterré. L’enfant aura ainsi son propre endroit où aller se recueillir. 

À Bali, par exemple,  la tradition est d'enterrer le placenta à l'entrée du temple familial avec un objet représentant ce que les parents souhaitent que l'enfant devienne. S'ils veulent qu'il soit artistique, ils y mettront des pinceaux, s'il veulent qu'il devienne scientifique, ils y mettront une calculatrice, s'ils veulent qu'il devienne un intellectuel, ils y mettront un livre, etc. 

Il existe beaucoup d’autres pratiques, traditions et usages du placenta. Ceux-ci n’en sont que quelques-uns. 

La liste de mes références et la bibliographie sont disponibles dans le travail complet, il suffit de demander. 

À la prochaine!

Feb 12, 2012

Manger le placenta?!?

Voici maintenant la suite de mon travail sur le placenta. Ce n'est pas le dernier épisode, mais la fin approche! Cette fois-ci je vous parle d'une pratique assez peu commune (du moins dans le monde occidental), qui fait beaucoup réagir: Manger le placenta. Votre première réaction sera peut-être ''EWWWW quelle idée!!'', mais voyons si votre opinion aura changé suite à la lecture de ce texte. Le but ici n'est pas de convaincre tout le monde de le faire, mais plutôt de lever le tabou et de mieux comprendre pourquoi cette pratique existe en premier lieu.

Bonne lecture!

Manger le placenta
La placentophagie, ou la pratique de consommer le placenta de son enfant, est une pratique assez étrange et même controversée pour la plupart des gens. Par contre, lorsqu’on y pense bien, nous sommes les seuls mammifères qui ne mangent pas systématiquement le placenta des nouveaux-nés. Le placenta est spécialement conçu pour donner à la mère les meilleurs bénéfices possibles. Aucune autre viande n’est aussi complète. Le placenta contient beaucoup de fer et de protéines, de minéraux et d’éléments nutritifs.  De plus, lorsqu’on y réfléchit bien,  le placenta est la seule viande obtenue en donnant la vie plutôt qu’en causant la mort.
En plus de contenir plein de bonnes choses, le placenta est spécialement conçu pour donner à la nouvelle maman exactement ce dont elle a besoin pour se remettre de ses couches. Non seulement consommer le placenta va lui redonner le fer et l’énergie qu’elle a perdus à l’accouchement, mais il a aussi des propriétés fascinantes. Par exemple, dans le cas d’une hémorragie post-partum, le simple fait d’avaler un petit morceau de placenta cru  fera cesser les saignements immédiatement, mieux que n’importe quel médicament. Les hormones contenues dans le placenta ont l’effet immédiat de faire contracter l’utérus et faire cesser les saignements. La sage-femme Robin Lim a sauvé plus d’une vie de cette façon.
Le fait de manger le placenta peut aussi aider pour l’allaitement, car les hormones qu’il contient contribuent à la lactation. La médecine traditionnelle chinoise recommande de manger le placenta pour traiter un problème de lactation insuffisante.

Dans le cas des mères au facteur rhésus négatif, le système immunitaire de la mère peut développer des anticorps après la naissance de leur premier enfant, ce qui pourrait nuire gravement aux grossesses futures. De nos jours, on injecte un produit par intraveineuse pour neutraliser ces anticorps. Le placenta, pour sa part, contient des éléments, qui, lorsqu’ingérés peu après l’accouchement,  empêchent le développement de ces anticorps.

Une autre propriété du placenta est de prévenir, ou d’empêcher la dépression post-partum. Des mères ayant eu des antécédents de dépression post-partum se sont vues sans aucun symptôme après avoir consommé le placenta de leur nouveau bébé! Il est aussi possible de transformer le placenta en une poudre qui peut être prise sous forme de capsules si l’idée de réellement manger le placenta dans une assiette est moins appétissante.  Plusieurs recherches et témoignages documentés démontrent un lien entre la consommation de placenta et une diminution des symptômes liés à la dépression post-partum.
Ce ne sont que quelques-uns des multiples bénéfices de la placentophagie. 

En voici, quelques autres :
      1-Contribue au développement du lien d’attachement mère-enfant
      2-Protège contre les effets nocifs ou les infections causées par des cellules de placenta qui auraient pu rester dans l’utérus
      3-Refait la réserve de d’énergie et d’éléments nutritifs de la mère
      4-Plusieurs avantages immunologiques
      5-Réduit les douleurs de la mère suite à l’accouchement
      6-Peut aider à traiter les coliques du nourrisson
      7-Peut même réduire les symptômes de la ménopause plus tard dans la vie de la femme, si le placenta est bien préparé et conservé!
      8-Peut guérir plusieurs maladies infantiles, comme la coqueluche (sous forme de granules ou capsules)
De plus, lorsque le placenta est consommé par une mère allaitante, les bénéfices seront aussi transmis au bébé par le lait maternel.

Cette liste est bien courte, car les usages et traitements possibles grâce au placenta sont multiples et variés.  Pour les fins de ce travail, je ne me concentre que sur les principaux et sur ceux qui bénéficient à la mère ou/et au bébé, et non aux autres.


 Les façons de consommer le placenta
      1-Cru : en cas d’hémorragie post-partum, il est possible de manger le placenta cru pour stopper les saignements. Simplement couper un beau cotylédon, le recouvrir de miel et/ou de cannelle et le donner à avaler à la mère avec un verre d’eau à température pièce.  Le tout peut se faire sans avoir à couper le cordon ombilical du bébé.

      2-Cuisiné : Il existe plusieurs façons d’apprêter le placenta. Idéalement, il ne faut pas attendre plus de 24 heures avant de le cuisiner ou de le congeler si l’intention est de le manger de cette façon.  

      3-Comme les Chinois : il y a une façon de réduire en poudre le placenta de la manière traditionnelle chinoise, pour ensuite en faire des petites capsules.

      4-Dans le cas d’une naissance Lotus, il est quand même possible de consommer le placenta. Il y a la première option de prendre un petit morceau cru tout de suite après la naissance. Sinon, il reste possible de le réduire en poudre et de l’encapsuler même après les quelques jours que dure la naissance Lotus, à condition que le placenta ait bien été salé et traité durant tout le processus. 

  
      La liste complète des références et la bibliographie se trouvent sur la recherche complète. Il suffit de le demander si vous voulez la lire. 

       À la prochaine!



Feb 11, 2012

Une autre alternative à la coupe du cordon

Voici la suite de ma recherche sur le placenta! Dans la recherche complète, j'avais aussi inclus un témoignage d'une naissance lotus, mais celui-ci était directement extrait d'un livre. Au coeur de la recherche ça va, mais je ne suis pas à l'aise de publier comme ça sur internet un extrait assez long d'un livre sans l'approbation de l'auteure. Je vous laisse tout de même la référence. Le témoignage est extrait du livre Memoirs of a Singing Birth de Elena Skoko. Si vous désirez le lire, avec la recherche complète, vous n'avez qu'à m'écrire ou à me laisser un commentaire sur le blog avec votre adresse courriel et je vous enverrai ma recherche au complet en format PDF. Voici maintenant la suite de non travail, bonne lecture!



Une autre alternative : Brûler le cordon 
Une naissance lotus complète peut paraître compliquée et ce n’est pas tous les nouveaux parents qui se sentiront d’attaque pour l’essayer. Un nouveau bébé demande déjà tant d’attention… Par contre, il existe une alternative pour ceux qui aiment l’idée d’une naissance non-violente et qui ne veulent pas couper le cordon avec des ciseaux, mais qui ne sont pas à l’aise d’entreprendre une naissance lotus.  Cette pratique consiste à brûler le cordon.
La pratique de brûler le cordon a commencé en Chine ancienne. Les anciens croyaient que cette pratique permettait au Qi (Chi, ou force vitale) latent dans le placenta de rejoindre le bébé avant leur séparation. Certaines sages-femmes ont même observé des bébés bleutés avec un score APGAR faible rosir immédiatement lorsque le cordon brûlait.
D’un point de vue plus médical, le fait de brûler le cordon au lieu de le sectionner avec des ciseaux scelle le bout du cordon restant et évite toute infection possible. Même plus besoin de désinfecter le cordon du bébé par la suite! Lors du désastre du tsunami en 2004, une équipe de sages-femmes a été envoyée pour aider les survivants. Ces sages-femmes se sont retrouvées face au défi de pratiquer des accouchements sans aucun équipement stérile, donc pas question de couper les cordons avec des ciseaux sales.  Elles ont donc reçu une brève formation pour brûler les cordons et l’ont appliquée, et ont ainsi pu sectionner les cordons en toute sécurité.  Les cordons brûlés ont aussi la propriété de sécher et de tomber plus vite que les cordons coupés.



Instructions pour brûler le cordon
Équipement :
      -Au moins deux longues chandelles
      -Un briquet ou des allumettes
      -Une façon de protéger contre la chaleur, comme du carton (deux épaisseurs)
      -Une assiette en métal pour recueillir la cire chaude.
Ce qui ne sera pas nécessaire :
      -Des médicaments ou des désinfectant (le feu scelle le cordon et la stérilise)
      -Une clampe ou une corde (le feu scelle la corde, donc il n’y aura pas de saignements)
Premièrement, il est idéal d’attendre au moins trois heures avant de séparer le bébé de son placenta. Les parents peuvent même attendre au lendemain s’ils le veulent. Il est inutile de vouloir presser les choses.
Placer le bébé emmailloté sur le côté,  le placenta face à lui. Installer un morceau de carton près du ventre dans lequel il y a une incision pour passer le cordon en tant que protection contre la chaleur.
Allumer deux chandelles et choisir l’endroit où brûler le cordon, idéalement à 10-12 cm du bébé. Placer les petites flammes de chaque côté du cordon, au dessus du bol de métal,  et commencer à le brûler tranquillement. On peut tourner tranquillement le cordon entre les doigts pour qu’il brûle bien tout autour. Lorsque le cordon commence à brûler, il est normal d’entendre des POP et des petites explosions qui peuvent même éteindre les chandelles. Ce phénomène est causé par la libération de gaz contenus dans les tissus et signifie que tout va bien. Rallumer les chandelles et poursuivre jusqu’à ce que le cordon soit complètement séparé. De tems en temps, vérifier la chaleur du côté du bébé pour s’assurer que ça ne devienne pas trop chaud.
Une fois le cordon complètement séparé, le laisser reposes quelques minutes, car il est possible qu’il reste un peu chaud. Vérifier au toucher au besoin pour tester la température. Il est inutile de mettre quoi que ce soit sur le cordon pour le désinfecter. Il tombera de lui même dans quelques jours.
                                              


Les références et la bibliographie complète sont disponibles dans la recherche. 

À la prochaine!


Feb 9, 2012

La naissance lotus

Voici la suite de ma recherche sur le placenta intitulée Le placenta: plus qu'un organe. Si vous désirez la lire en entier dès maintenant, vous pouvez laisser un commentaire ou m'écrire en me donnant votre adresse courriel et je vous l'enverrai en format PDF. Sinon, elle sera éventuellement en entier sur ce blog. Bonne lecture!



La naissance Lotus 
La naissance lotus est une pratique qui consiste à ne pas couper le cordon ombilical du bébé et à attendre que celui-ci se dessèche et se détache de son propre gré, ce qui prend en général entre trois et neuf jours. Le placenta reste ainsi connecté au bébé pour toute la durée du processus.  Cette pratique est appelée une naissance lotus complète ou totale, et ce modèle est considéré comme l’idéal de la naissance non-violente, car aucune intervention n’est pratiquée. On laisse le bébé décider du moment où il se séparera de son placenta.
Le fait d’attendre simplement que le placenta soit né et que le cordon se soit vidé et ait arrêté de pulser avant de le couper est une naissance lotus dite partielle, car on a pu voir le bébé et le placenta encore connectés. En pratiquant la naissance lotus partielle, 99% des bénéfices ont déjà étés ressentis par le bébé.  Les bénéfices de la naissance lotus complète sont principalement spirituels et ne peuvent pas être mesurés scientifiquement. Un enfant ayant eu une naissance lotus est supposé être plus en paix, plus calme et plus posé, car on lui a laissé le temps de faire le deuil de son placenta et de choisir le moment de s'en séparer, sans rien brusquer. 



 Comment avoir une naissance Lotus :

Il faut premièrement se rappeler que la place du bébé tout de suite après sa naissance est sur sa mère. Après la naissance du placenta, qui peut prendre de 5 minutes à une heure (et même parfois plus), il faut simplement envelopper le placenta dans une serviette propre et le placer à côté de la mère et du bébé alors qu’ils font connaissance. Il peut être utile de mettre quelque chose entre le placenta et le lit pour éviter les taches de sang et protéger contre l’humidité. Il faut faire attention lorsqu’il y a des manipulations du placenta ou du bébé, pour ne pas tirer sur le cordon ombilical.
Ensuite, il faut emmener un bol d’eau et y plonger le placenta pour le laver du sang restant.  Si la naissance a eu lieu dans l’eau, cette étape peut se faire directement dans la baignoire de naissance.  Une fois le placenta bien lavé, le sécher à l’aide d’une serviette en l’épongeant gentiment et le placer avec le côté maternel (le côté spongieux) vers le haut, sur une serviette sèche. Saler le placenta généreusement, en s’assurant que le sel pénètre entre tous les plis des cotylédons du placenta. Le placer ensuite dans un panier avec une couche en tissu ou une serviette sèche, avec le côté maternel vers le bas. Un panier est mieux qu’un bol, cal il permet au placenta de respirer et prévient les odeurs nauséabondes.  Saler le placenta du côté du bébé (le côté lisse) et placer le petit paquet à côté du bébé. Le fait de laver et de saler prévient aussi les odeurs et aide à la préservation du placenta. Il faut changer la ‘’couche’’ ou la serviette du placenta régulièrement (aux 2-3 heures) , car elle va absorber toute l’humidité du placenta.
 Il est aussi possible d’ajouter des herbes et épices sur le placenta, ce qui aide à la préservation et lui donne une bonne odeur. On peut utiliser de la muscade, du romarin séché, de la cannelle, cardamome, gingembre, des fleurs de lavande séchées, etc.   


Il faut faire bien attention lorsqu’on déplace le bébé pour ne pas tirer sur le cordon.  Il faut toujours déplacer le placenta avec le bébé, les prendre ensemble. L’opération devient de plus en plus délicate au fil du temps, car le cordon va devenir sec et cassant au bout de quelques jours. La séparation prend généralement entre trois et neuf jours. À la fin, le bébé aura son nombril bien formé. 



La liste complète des références et la bibliographie sont disponibles dans ma recherche, il suffit de le demander. 

À la prochaine!


Feb 8, 2012

Le placenta peut sauver la vie du bébé même après sa naissance

Voici la suite de ma recherche sur le placenta. Si vous désirez la lire en entier dès maintenant, vous pouvez laisser un commentaire ou m'écrire en me donnant votre adresse courriel et je vous l'enverrai en format PDF. Sinon, elle sera éventuellement en entier sur ce blog. Bonne lecture!

Le placenta peut sauver la vie du bébé même après sa naissance 
Voici une histoire très intéressante vécue par la sage-femme Robin Lim.
Cette sage-femme a pu observer un phénomène fascinant chez sa chienne nommée Madu. L’animal a donné naissance à neuf chiots, et l’un des bébés était mort-né.  Madu s’est alors mise à lécher le chiot, puis, étrangement, à lécher vigoureusement son placenta, encore attaché à celui-ci par le cordon ombilical. 
Robin s’est alors rappelé d’un article qu’elle avait lu peu de temps auparavant sur une méthode centenaire pratiquée en Inde, au Bangladesh et au Burma. Cette pratique consiste à réchauffer le placenta d’un bébé qui ne respire pas ou qui semble mort pour le réanimer. Le fait de réchauffer et stimuler le placenta avec de l’eau chaude ou par le massage activerait la force vitale de l’enfant logée dans le placenta pour la transmettre au bébé après la naissance. 
Après plusieurs minutes de léchage, Madu releva la tête, découvrant le chiot qui était caché sous son menton. Celui-ci était vivant! Par la suite, la chienne a attendu que ses bébés soient tous nés,  puis a consommé les placentas de tous ses petits, en commençant par le chiot le plus fort, et en terminant par le petit survivant.  C’est comme si l’animal savait que de laisser le placenta le plus longtemps possible à un bébé faible lui donnait un meilleur départ.
Quelques jours plus tard, au centre de naissance Bumi Sehat Birth Center à Bali, Robin aida à mettre au monde un bébé mort-né (qui ne montrait aucun signe de vie).  La jeune mère était très mal nourrie et le bébé ne respirait pas. L’équipe de sages-femmes a tout de suite  commencé à faire le RCR et à administrer de l’oxygène au bébé, sans résultat. Treize minutes plus tard, à la sortie du placenta, Robin demanda à l’infirmière de lui emmener rapidement un bol d’eau chaude, dans lequel elle plongea le placenta, qui était toujours connecté au bébé par le cordon ombilical.  Instantanément, le bébé eut un frisson et commença à respirer. Aujourd’hui, cet enfant, nommé Tirtha, est un petit garçon en pleine santé et il n’a gardé aucune séquelle de sa naissance difficile.  Il n’aurait jamais survécu si son cordon avait été coupé tout de suite après sa sortie. 


Voici aussi un article qui explique bien l'importance de garder les bébé attaché à son placenta même dans des cas de réanimation: Le placenta: principal matériel de réanimation

La liste complète des références et la bibliographie sont disponibles dans la recherche complète.

À la prochaine!

Feb 7, 2012

Le prématuré et son cordon

Voici la suite de ma recherche sur le placenta. Si vous désirez la lire en entier dès maintenant, vous pouvez laisser un commentaire ou m'écrire en me donnant votre adresse courriel et je vous l'enverrai en format PDF. Sinon, elle sera éventuellement en entier sur ce blog. Bonne lecture!

Et les bébés prématurés dans tout ça?
Si le fait d’attendre avant de couper le cordon ombilical est si bénéfique pour les bébés nés à terme, on ne peut qu’imaginer la différence que cette attente peut faire pour un bébé né avant terme. Cette prolongation de la vie intra-utérine est sans doute extrêmement précieuse, permettant au bébé de recevoir sa dose complète d’oxygène et de lui donner quelques précieuses minutes de plus pour s’adapter à la vie aérienne, adaptation qui est encore plus difficile pour un bébé qui n’a pas tout à fait fini de se former. 
Dans son livre, la sage-femme Robin Lim raconte l’histoire de Julia, une femme qui a donné naissance  à son fils Aaron à 33 semaines de gestation, dans une maison de naissance. Ils n’ont pas coupé le cordon, ont mis immédiatement le bébé peau-à-peau avec sa maman et ont encouragé l’allaitement très fréquent. Bébé Aaron n’a même pas eu à aller en unité néonatale à l’hôpital et a réussi à prendre 1,1 kg en moins de deux semaines (son poids initial était de 2,2 kg)!



La liste complète des références et la bibliographie sont disponibles dans la recherche complète
À la prochaine!

Prévention du tétanos néonatal

Voici la suite de ma recherche sur le placenta. Si vous désirez la lire en entier dès maintenant, vous pouvez laisser un commentaire ou m'écrire en me donnant votre adresse courriel et je vous l'enverrai en format PDF. Sinon, elle sera eventuellement en entier sur ce blog. Bonne lecture!


Prévention du tétanos néonatal 

Le tétanos est causé par l’infection d’une plaie ouverte (par exemple le bout du cordon ombilical fraîchement coupé) par les spores de la bactérie Clostridium Tetani. Cette maladie peut affecter les gens de tous âges, mais elle est particulièrement grave chez les nouveaux-nés (tétanos néonatal).  Souvent associé aux naissances rurales,  le tétanos néonatal peut arriver à n’importe quel bébé dans n’importe quel contexte si le cordon est coupé trop tôt.  Le Dr Michel Odent affirme que, même si le tétanos néonatal est considéré comme une conséquence du mauvais soin du cordon ombilical, cette maladie serait plutôt une conséquence de la coupe trop hâtive du cordon.  Lorsqu’il n’y a aucune nécessité à couper le cordon rapidement (ex. dans un cas d’urgence), en attendant quelques heures sans toucher au cordon, on peut observer qu’il devient sec, vide de son sang  et dur. À ce moment, il est possible de couper le cordon sans risque, sans même avoir à désinfecter, et le risque de tétanos est ainsi éliminé. 



La liste complète des références et la bibliographie sont disponibles dans la recherche complète.
À la prochaine!

Feb 5, 2012

Le placenta et la jaunisse


Bonjour! Voici un autre extrait de mon travail sur le placenta. Comme mentionné dans mon dernier article, je vais poster peu à peu des extraits de mon travail, et il sera éventuellement en entier sur ce blog. Si vous désirez le lire en entier dès maintenant, vous n'avez qu'à laisser un commentaire à la fin de ce message avec votre adresse courriel, ou à m'écrire directement, et je vous enverrai ma recherche en format PDF.  Bonne lecture!


La jaunisse 


La jaunisse (ou Ictère du nouveau-né) est causée par un excès de bilirubine  (produite par la destruction de vieux globules rouges) dans le sang que le nouveau-né n’arrive pas à éliminer seul. Cet excès de bilirubine entre dans les tissus et donne une coloration jaune au bébé.
Avant la naissance, l’une des fonctions du placenta est de retirer la bilirubine de l’organisme du fœtus,  afin de l’envoyer au foie de la mère pour l’éliminer,  et de remettre en échange du sang neuf au bébé.  À la naissance, le foie du bébé peut prendre un peu de temps avant de commencer à fonctionner, d’où un trop plein de bilirubine et donc une jaunisse.  Lorsque le niveau de bilirubine est trop haut et devient dangereux, le bébé doit subir des traitements de photothérapie, où il sera exposé à une lumière bleue pour éliminer l’excès de bilirubine.
 Certains professionnels de la santé affirment que le fait de laisser le cordon attaché au placenta cause la jaunisse chez les nouveaux-nés.  La croyance est qu’il faut contrôler la quantité de sang qui entre dans le corps du bébé en clampant et coupant le cordon immédiatement après la naissance, pour éviter un trop plein de sang, trop de globules rouges qui se détruiront et produiront de la bilirubine.  Pourtant, le cordon s’arrêtera de lui-même lorsque le bébé aura reçu la bonne quantité de sang.
En tentant de prévenir la jaunisse en coupant le cordon trop tôt, plusieurs autres facteurs ont été oubliés. Par exemple, le fait de priver le bébé de sa dose de sang  peut mener à d’autres problèmes, tels l’anémie du nouveau-né ou d’autres problèmes reliés à un trop faible volume de sang. Un autre facteur qui n’a pas été pris en compte, est que le sang reçu par le cordon ombilical est du sang neuf, exempt de bilirubine et chargé d’oxygène, et non des vieux globules prêts à mourir.

Même l’American Academy of Pediatrics commence à reconnaître qu’il n’y a pas plus de risque de jaunisse néonatale lorsqu’il y a un délai avant la coupe du cordon.  Dans un article intitulé Effect of Timing of Cord Clamping on Neonatal Venous Hematocrit Values and Clinical Outcome at Term: A Randomized, Controlled Trial, les auteurs remettent en cause la coupe hâtive du cordon et n’ont pas observé d’effets négatifs lorsqu’un délai est alloué avant de clamper et couper. 

La liste complète des références et la bibliographie est disponible dans la recherche complète

Feb 2, 2012

Le fameux sang de cordon

Voici la suite de ma recherche sur le placenta, que j'ai faite dans le cadre de mon cours d'accompagnement à la naissance. Si vous désirez lire la recherche en entier, vous pouvez me laissez votre adresse courriel dans un commentaire à la suite de ce message, ou vous pouvez m'écrire directement, et je vous l'enverrai en format PDF. Bonne lecture!


Le fameux sang de cordon 


En plus d’être un apport de sang propre pour le bébé, le sang de cordon contient plusieurs éléments qui ne se retrouvent pas dans le sang dit  «régulier». Celui-ci contient entre autres une grande quantité de cellules souches. Ces cellules ont la propriété de pouvoir devenir n’importe quel type de cellule spécialisée. Elles sont aujourd’hui utilisées par la science pour guérir des maladies graves comme la leucémie et d’autres formes de cancer.  Plusieurs compagnies  offrent la possibilité aux parents, pour quelques milliers de dollars, de prélever le sang de cordon du bébé à sa naissance. Ensuite, le sang sera congelé au cas ou l’enfant contracte une maladie grave dans le futur et se trouve dans le besoin de recevoir une greffe de cellules souches. 

Il existe aussi la possibilité de faire un don de sang de cordon, pour aider à guérir un enfant malade. Mais pourquoi priver un bébé de ce petit cadeau d'arrivée? Si le cordon restait attaché, tout ce sang si précieux se retrouverait dans le bébé dès sa naissance pour lui offrir le meilleur départ possible, et le protégerait  dès le départ contre ces maladies graves qui font si peur.

Feb 1, 2012

Le cordon ombilical: Le couper ou non?


Après ma petite parenthèse sur le portage, voici la suite de mon travail sur le placenta. Cette partie concerne le cordon ombilical. Mon travail en entier intitulé Le placenta: plus qu'un organe sera éventuellement en entier sur mon blog gràce à ces chapitres que je poste régulièrement, mais si vous désirez le lire en entier dès maintenant, vous n'avez qu'à laisser un commentaire à la fin du message avec votre adresse courriel ou à m'écrire, et je vous enverrai mon travail en format PDF. 

Le cordon ombilical 
Le cordon ombilical, qui relie le fœtus au placenta, est composé d’une veine qui transporte le sang oxygéné au bébé et de deux artères qui acheminent le sang désoxygéné, ou ‘’usé’’, vers le placenta. Celui-ci mesure environ 50 centimètres de long, et 2 centimètres de diamètre. Il est recouvert de la gelée de Wharton, est solide et flexible. Le cordon assure le transfert d’enzymes, d’oxygène, de nutriments, de fer, et de tout ce que le bébé aura besoin pour grandir. Il sert aussi à renvoyer les déchets produits par le bébé, comme par exemple le dioxyde de carbone et la bilirubine, vers le placenta, qui les transfèrera ensuite à l’organisme de la mère pour l’élimination. Le sang de la mère et le sang du bébé passent assez proche l‘un de l’autre dans le placenta pour faire des échanges, mais ne se mélangent jamais.


 Couper ou non le cordon ? 
Actuellement, en milieu hospitalier, le protocole est de clamper et couper le cordon très rapidement, souvent même quelques secondes après la naissance. Mais rien ne justifie cette pratique, qui peut même être très traumatique pour le nouveau-né.
Premièrement  le fait d’attendre avent de clamper et couper le cordon permet au bébé de récupérer 100% de son volume sanguin. Au moment de la naissance, presque le tiers du volume total de sang appartenant à l’enfant se trouve encore dans le placenta ou dans le cordon. Le fait d’attendre un minimum de quelques minutes (jusqu’à ce que le cordon cesse de pulser) permet au placenta de terminer son travail et de transmettre tout le sang restant à l’enfant. Ceci prévient entre autres l’anémie chez le nouveau-né.
En deuxième lieu, le fait d’attendre et de ne rien presser contribue grandement à la formation du lien d’attachement entre la mère et son enfant. Durant la grossesse, le cordon et le placenta ont représenté ce lien, autant pour le bébé que pour la mère. Lors de la naissance, un nouveau lien doit se créer, car le cordon ne sera pas là éternellement. Le simple fait de poser le bébé sur le ventre de la mère, et de leur permettre de faire connaissance sans précipitation et dans l’amour, permet au bébé de faire la transition. Le fait de couper le cordon trop tôt et de séparer le bébé de sa mère trop tôt, ne serait-ce que pour faire quelques tests,  cause un grand stress au bébé et peut même créer un grand vide émotionnel chez lui.
Ensuite, il y a l’apport en oxygène. Durant toute la grossesse, le placenta et le cordon ombilical ont été là pour assurer l’apport en oxygène au bébé. Au moment de sa naissance, il doit prendre son premier souffre et apprendre à se débrouiller tout seul.  Le fait de couper le cordon immédiatement après la sortie du bébé, sans même attendre qu’il respire correctement est illogique.  Tant que le bébé est connecté au placenta et que le cordon pulse, le bébé continue à recevoir du sang oxygéné. Cela lui donne une chance, une bouée de secours, au cas ou quelque chose se passe mal.

Il y a plus de deux cents ans, des docteurs comme Erasmus Darwin (Le grand-père de Charles Darwin) questionnaient le fait de couper le cordon trop tôt. Déjà à cette époque, la pratique de couper le cordon immédiatement après la naissance du bébé était bien implantée.
«Un autre chose très dangereuse pour l’enfant, est de clamper et de couper le cordon ombilical trop tôt; celui-ci devrait toujours rester attaché jusqu’à ce que l’enfant ait respiré à plusieurs reprises et jusqu’à ce que toute pulsation du cordon ait cessé. Autrement, l’enfant sera beaucoup plus faible qu’il le devrait, une portion du sang restant dans le placenta alors qu’il aurait du être dans l’enfant. » - Erasmus Darwin, Zoonomia, 1801.

Évolution du cordon dans les 15 premières minutes suivant la naissance, sans le couper. On voit clairement qu'il se vide de son sang au fur et à mesure des photos. 

Cordon ayant été coupé entre 20 et 60 minutes après la naissance

Cordon ayant été coupé immédiatement après la naissance


Voici pour terminer un petit vidéo (en anglais, malheureusemet) qui explique très bien pourquoi il est important d'attendre avant de couper le cordon ombilical. 


La bibliographie complète ainsi que les références pour les photos sont disponibles dans ma recherche complète

À la prochaine!